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Commémoration de la rafle du Vel d’Hiv

Ce dimanche le 16 juillet 2017, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, Ibuka France a participé:

  • à l’inauguration d’une stèle en hommage aux victimes des génocides perpétrés en Arménie, en Europe et au Rwanda, organisée par la ville de Garges-lès-Gonesse. Marcel Kabanda a pris la parole et un dépôt d'une gerbe des fleurs autour de la stèle a eu lieu.
  • à l’hommage aux Victimes des persécutions racistes et antisémites commises durant l'occupation 1940-1944 et le 75ème Anniversaire de la Grande Rafle du Vel d’Hiv.

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Forte de ses diversités et unie par le « Vivre Ensemble », la Ville souhaite témoigner de son attachement à un monde de paix et exprimer sa volonté d’agir contre les maux dont souffre le monde aujourd’hui, en édifiant un ouvrage dédié à la mémoire des peuples persécutés.

Adresse: Hôtel de Ville

8 place de l’Hôtel de Ville BP 2

95141 Garges-lès-Gonesse Cedex

 

Justice: le Conseil constitutionnel et la négation du génocide des Tutsi. Observations de Daniel KURI.

Le Conseil constitutionnel et la négation du génocide des Tutsi.

Observations de Daniel KURI sur le site du CPCR, cliquez ICI

 

Battre le fer tant qu’il est chaud: lettre au président de la République

Macron

 Lettre à Monsieur Emmanuel MACRON, président de la République française, le 14 mai 2017 par Alain Gauthier , Président du CPCR.

Monsieur le Président de la République,

Vous venez d’être élu à la Présidence de la République et c’est la raison pour laquelle je me permets de vous adresser ces quelques mots en tant que président du CPCR (Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda), association créée en 2001 et qui a comme objectif de poursuivre en justice les personnes soupçonnées d’avoir participé au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et qui vivent sur le territoire français. Je le fais au nom de centaines de milliers de victimes dont nous soutenons la cause.

Au début de la campagne électorale, je vous avais adressé une lettre ouverte signée également par monsieur RWABUHIHI, président de l’ACPCR (Les Amis du CPCR) ONG rwandaise qui partage les sentiments qui sont les nôtres. Ce courrier adressé à tous les candidats n’a eu que très peu d’échos puisqu’une seule prétendante à la législature suprême nous a répondu.

Dans cette lettre ouverte, nous vous posions trois questions concernant le génocide des Tutsi, questions que je me permets de vous rappeler : « Approuvez-vous la décision de la Cour de Cassation qui refuse systématiquement d’extrader des Rwandais vers leur pays et qui sont soupçonnés d’avoir participé au génocide des Tutsi ? (la France est un des rares pays qui a adopté cette position). Quelles mesures compteriez-vous prendre pour que cessent les lenteurs de la justice française dans ces dossiers ? Quels moyens supplémentaires proposeriez-vous de prendre pour permettre au « pôle crimes contre l’humanité » créé en 2012 au TGI de Paris de fonctionner avec plus d’efficacité ?

Peut-être ne le savez-vous pas, mais depuis 1994, près d’une trentaine de plaintes ont été déposées en France pour génocide et complicité de crimes contre l’humanité, dont vingt-cinq par le CPCR, et seulement trois procès ont eu lieu au nom de la compétence universelle : le procès et la condamnation à 25 ans de prison du capitaine SIMBIKANGWA (condamnation confirmée en appel en décembre 2016), et celui de deux anciens maires rwandais, messieurs NGENZI et BARAHIRA, condamnés en juillet dernier à la réclusion criminelle à perpétuité, après un procès de neuf semaines aux assises de Paris. Ces derniers ont fait appel.

Combien de temps faudra-t-il à ce rythme, monsieur le Président, pour que toutes les plaintes que nous avons déposées soient instruites ? Combien de temps faudra-t-il pour que les personnes visées par des plaintes comparaissent devant la justice de notre pays? Sans compter toutes celles que nous sommes susceptibles de déposer encore. Car, vous devez le savoir, le Parquet, à ce jour, n’a jamais poursuivi de lui-même la moindre personne soupçonnée d’avoir participé au génocide des Tutsi. Sans le travail acharné des associations comme la nôtre, plus personne ne parlerait du génocide des Tutsi perpétré au Rwanda voici 23 ans.

Sans compter que les autorités françaises de notre pays n’ont jamais voulu reconnaître la moindre responsabilité des hommes politiques de l’époque dans la commission de ce génocide ! Nous ne cessons pourtant de dénoncer la complicité militaire, diplomatique, financière de l’Etat français de 1994 avec les autorités du Rwanda, le président HABYARIMANA jusqu’en avril 1994 dans un premier temps, le gouvernement génocidaire qui a mené les massacres à leur terme, du 7 avril au 4 juillet 1994 dans un second temps. Ce qui m’amène à vous poser une question subsidiaire : sous votre présidence, comptez-vous rétablir des relations diplomatiques dignes de ce nom avec le Rwanda ? Depuis plusieurs années en effet, au Quai d’Orsay, il semble bien que le Rwanda n’existe plus. L’influence de messieurs VEDRINE et JUPPE y serait-elle encore prépondérante ?

Monsieur le Président de la République, vous avez ce matin-même souhaité « construire une des plus belles pages de notre histoire ». Vous avez rajouté que « la France n’est un modèle pour le monde que si elle est exemplaire ». Cette exemplarité pourrait-elle s’appliquer à la poursuite des personnes soupçonnées d’avoir participé au génocide des Tutsi et qui vivent en toute impunité dans notre pays ? Cette exemplarité pourrait-elle s’appliquer à la transformation des relations avec les pays d’Afrique, dont le Rwanda, dans le plus grand respect de cette région du monde au sujet de laquelle vous avez affirmé que « la colonisation est un crime contre l’humanité » ?

Monsieur le Président de la République, je souhaiterais que ce courrier ne soit pas une simple « bouteille à la mer ». Les préoccupations qui sont les nôtres, et celles des associations qui luttent avec nous, touchent au cœur même de l’humanité, à des crimes imprescriptibles qui ont décimé des familles entières, à des victimes qui ne demandent qu’une chose, « sans haine ni vengeance » comme nous ne cessons de le rappeler, que justice leur soit rendue. Pouvons-nous compter sur votre compréhension active ?

Vous aurez certainement bien compris, monsieur le Président, comme nous le répétons sans cesse, que le temps joue en faveur des bourreaux. Notre impatience est légitime, et notre détermination encore plus. Nous voulons croire en la justice malgré ses lenteurs inexplicables. Merci de donner à cet appel toute l’attention nécessaire. Il en va de la crédibilité de notre pays, « patrie des droits de l’homme », à l’égard des rescapés et de leurs familles auxquelles nous appartenons, à l’égard des autorités actuelles du Rwanda qui depuis plus de vingt ans s’efforcent, contre vents et marées, de reconstruire leur pays, et à l’égard de la communauté internationale, le génocide étant un crime contre l’humanité.

Je vous remercie, monsieur le Président, d’avoir pris le temps de nous lire. A de nombreuses reprises, et ce depuis plus de 20 ans, nous avons déjà alerté la plupart des autorités de notre pays. Leur réponse est toujours la même : « Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la suite donnée à cette affaire ». Et de suite, il n’y en a pour ainsi dire jamais. Si nous sommes entrés dans une nouvelle façon de faire de la politique, pouvons-nous garder l’espoir que justice sera rendue aux victimes du dernier génocide du XXème siècle et ce dans des délais qui ne sont déjà plus raisonnables ? La présence, sur le territoire français, de personnes qui auraient participé au génocide des Tutsi en 1994 nous est insupportable et est un affront aux rescapés et à leurs proches, un affront à la conscience de l’Humanité.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, monsieur le Président de la République, en l’expression de mon profond respect.

Alain GAUTHIER, président du CPCR.

Source, site du CPCR 

 

Génocide au Rwanda : Sherpa, le CPCR et Ibuka France déposent plainte contre BNP Paribas sur le fondement de complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre

Paris, le 29 juin 2017

Les associations Sherpa, le Collectif de parties Civiles du Rwanda (CPCR) et Ibuka France déposent plainte avec constitution de partie civile contre BNP Paribas pour complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La banque aurait accepté de transférer en juin 1994, pendant le génocide et alors que l’embargo sur les armes avait été adopté par l’ONU un mois plus tôt, 1,3 million de dollars d’un compte de sa cliente, la Banque nationale du Rwanda (BNR), sur le compte suisse d’un courtier d’armes sud-africain, M. Ehlers. Lire la suite

Présentation du dossier de presse, cliquez ICI

Une vidéo, ICI

Et pour plus d'information, http://www.rwanda-podium.org/index.php/actualites/justice/1284-genocide-les-faits-sont-tetus

Aussi, lire la presse sur le site de notre cellule de Chalette en cliquant, ICI

 

HAGATI YACU-ENTRE NOUS/ Représentations inédites en mémoire des victimes du génocide des Tutsi du Rwanda

La compagnie Uz et Coutumes, l'Association Ibuka France, Ishyo Arts Centre de Kigali ont le plaisir partagé de vous convier aux représentations INÉDITES de HAGATI YACU / ENTRE NOUS, un poème urbain de la guerre, du soleil et de la mélancolie en mémoire des victimes du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994:

  • le jeudi 8 juin à Châlons en Champagne, dans le cadre du festival FURIES, rendez-vous à 17h30
  • Le dimanche 25 juin à Bordeaux, dans le cadre du festival REGARDS ENTRE DEUX RIVES. Le leu de représentation est en cours ... (N'hésitez pas à nous contacter) 

Ces deux représentations sont INÉDITES en France. La pièce ainsi présentée a en effet été créée en novembre 2015 sur les collines du Rwanda, avec le soutien de nos nombreux partenaires des deux pays. C'est une première: des artistes français et rwandais partagent désormais leurs langues, leurs cultures, leurs théâtres dans un même élan de solidarité, pour un travail de mémoire qu'il nous appartient toujours d'honorer.

"La mémoire d'un génocide est une mémoire paradoxale: plus le temps passe et moins on oublie" Boubacar Boris Diop

Coproduction : L’OARA-Office Artistique de la Région Aquitaine, Usines Boinot-Centre National des Arts de la Rue-Niort, L’Atelline-Lieu de Fabrique Arts de la Rue Villeneuve-lès-Maguelone, La Paperie-Centre National des Arts de la Rue-Angers, Mix’Art Myrys-Toulouse, Ministère de la Culture et de la Communication-DGCA SACD Auteurs d’Espaces et Association Beaumarchais-Bourse Écrire pour la rue Partenaires institutionnels : Conseil Régional de la Poitou-Charentes, Ministère de la Culture et de la Communication-DGCA, Ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Aquitaine, Conseil Régional d’Aquitaine, Conseil départemental de la Gironde, Commission Internationale de Théâtre Francophone (CITF)

Soutiens : Migrations Culturelles Aquitaine Afrique-Bordeaux, Association ARTO Saison et Festival de rue-Ramonville, Le KJBI-Espace de création-Bruxelles-Belgique, Ibuka France-Paris, Ibuka Rwanda-Afrique, Commission Nationale de Lutte contre le Génocide-Kigali-Rwanda-Afrique, Ministère des Sports et de la Culture du Rwanda Afrique, Institut Français du Rwanda-Afrique

Représentations accueillies avec le soutien de L’OARA-Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine

P/O la Compagnie Uz et Coutumes

Dalila Boitaud - Mazaudier, Metteur en scène

4 rue Faza / 33730 Uzeste 05 56 25 00 17 06 22 51 09 16

e-mail: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mise en scène : Dalila Boitaud-Mazaudier , Écriture : Dalila Boitaud-Mazaudier et Boubacar Boris Diop, Images : Cécile Marical Scénographie : Adrien Maufay Régie générale : Anouck Roussely Régie plateau : Clovis Chatelain et Vincent Mazaudier,  avec : Dalila Boitaud-Mazaudier, Hadi Boudechiche, Clovis Chatelain, Hervé Kimenyi, Christelle Lehallier, Isabelle Loubère, Vincent Mazaudier, Pierre Mazaudier, Didacienne Nibagwire, Thomas Pelletier, Claudia Shimwa Noëlla, Marie-Leïla Sekri, Mickaël Sengazi et Eliane Umuhire.

Avec la complicité de : Carole Karemera. Collaborations chorégraphiques : Laure Terrier-compagnie Jeanne Simone, Agnès Pelletier-compagnie Volubilis, François Rascalou-Actions d’espaces; Regard extérieur : Garniouze , Musique : Thomas Boudé Chargée de production : Sophie Duluc Chargé de développement : Adrien Guillot

 

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