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Communiqué de Presse: contre la libération anticipée de génocidaires rwandais

Hier, nous avons appris par une dépêche de l’AFP que le juge Theodor Meron a accordé une libération anticipée à deux prisonniers rwandais condamnés pour leur implication dans le génocide commis contre les Tutsi du Rwanda en 1994. Parmi eux, il y a l’historien Ferdinand Nahimana, condamné pour son implication au plus haut point dans la création, dans le recrutement des journalistes, dans le fonctionnement et dans la définition de la ligne éditoriale de la Radio Libre des Mille collines (RTLM), celle qui, dès août 1993, a fait campagne contre l’application des accords de paix, semant la peur et la haine, appelant à la guerre ethnique. Celle qui, dès avril 1994, s’est instituée comme l’état-major des mots, diffusant les directives visant clairement à ériger des barrières, à contrôler la circulation des Tutsi et à les massacrer sans distinction.

La libération anticipée des prisonniers est une pratique courante. Le juge Meron n’a pas violé le Code pénal. Mais on peut se demander si elle est accordée sans condition. Nahimana Ferdinand n’a pas été condamné pour un crime isolé et marginal, mais pour avoir contribué à conditionner des milliers de personnes à commettre un génocide. A notre connaissance, cet homme n’a jamais reconnu sa faute et n’a jamais exprimé un quelconque remords. Selon la dépêche, Nahimana aurait montré des signes de réhabilitation. Le juge Meron aurait soulagé les rescapés en les rendant publics. Ils sont aujourd’hui accablés par une mesure prise dans l’ignorance totale de leur souffrance et sans aucune considération pour la mémoire des victimes.

Pour ces motifs, nous demandons au nouveau Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres de relever le Juge Theodor Meron de ses fonctions dans le dossier Rwanda. Sa présidence du TPIR s’est illustrée par des décisions par trop clémentes à l’égard des responsables au sommet du gouvernement rwandais qui a orchestré le génocide.

Par respect pour l’indépendance de la justice, nous avons évité de le dénoncer. Mais s’il entreprend de les libérer l’un après l’autre, nous craignons que cela annule les effets d’une action initiée par la communauté internationale afin de pacifier et réconcilier par la vérité et la justice le peuple rwandais. Au nom de leur responsabilité à prévenir et réprimer les actes de génocide, nous invitons les Etats membres de l’ONU à ne pas se rendre complices d’une mesure qui s’apparente au déni du génocide et à l’impunité de ceux qui l’ont perpétré. Aussi, nous leur demandons de ne pas recevoir sur leur sol des hommes condamnés pour ce crime et libérés avant d’avoir purgé la totalité de leur peine.

Peut-on dénoncer les discours nauséabonds qui circulent aujourd’hui sur les réseaux sociaux et traiter avec légèreté la propagande de haine qui a précédé et accompagné le génocide des Tutsi ?

Fait à Paris, le 16 décembre 2016

Marcel Kabanda, Président d'Ibuka France 

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Procès en appel de Pascal Simbikangwa

Condamné à 25 ans de prison en 2014, quelques semaines avant les commémorations du vingtième anniversaire du génocide des Tutsi, le procès en appel de Pascal Simbikangwa se tient du 25 octobre au 3 décembre 2016 (avec le délibéré et le verdict le samedi) à Bobigny. Le planning prévisionnel d'audiences (sous réserve de modifications), cliquer ICI

Pour suivre ce procès, vous pouvez lire toute l'actualité sur le site du CPCR, partie civile dans le procès, en cliquant  ICI  et aussi sur le site de notre cellule locale de Chalette, ICI

J1: Mardi,  le 25 octobre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI 

J2: Mercredi, le 26 octobre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI 

J3: Jeudi, le 27 octobre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J4: Vendredi, le 28 octobre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J5: Mercredi, le 2 novembre: compte-rendu de la journée, ICI

J6: Jeudi, le 3 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI 

J7: Vendredi, le 4 novembre: compte-rendu de la journée, cliquer  ICI 

J8: Lundi, le 7 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, cliquer  ICI 

J9: Mardi, le 8 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, cliquer ICI

J10: Mercredi, le 9 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, en cliquant ICI

J11: Jeudi, le 10 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, en cliquant ICI 

J12: Lundi , le 14 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J13: Mardi, le 15 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J14: Mercredi, le 16 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J15: Jeudi, le 17 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J16: Vendredi, le 18 novembre: compte-rendu de la journée, en cliquant ICI

J17: Lundi, le 21 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, en cliquant ICI

J18: Mardi, le 22 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J19: Mercredi, le 23 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J20: Jeudi, le 24 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, cliquez ICI 

J21: Vendredi, le 25 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR , cliquez ICI 

J22: Lundi, le 28 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, cliquez  ICI

J23: Mardi, le 29 novembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI 

J25: Jeudi, le 1er décembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI

J27: Samedi, le 3 décembre: compte-rendu de la journée sur le site du CPCR, ICI 

 

Lettre de soutien au Maire de Chalette en réaction à un article du FN

Le 29 septembre, Ibuka France par le Président de la Cellule de Chalette a envoyé au Maire de Chalette une lettre de soutien en réaction à un article du FN paru dans le journal communal, ICI

Pour plus d'informations sur le site de la Cellule, cliquez ICI

à Monsieur Franck Demaumont, Maire de Chalette sur Loing

Monsieur le Maire,

Je lis avec stupéfaction, dans le "Place Commune de Chalette" (numéro d'Octobre 2016), en page 14, rubrique "Libre expression" les propos d'un/e élu/e au nom de son groupe politique. Je voudrais ici rappeler qu'en 1994, au Rwanda, a été perpétré un génocide ayant causé la mort de plus d'un million de personnes, enfants, femmes, hommes, vieillards, non pas pour ce qu'ils avaient fait, mais pour ce qu'ils étaient, des Tutsi. Ce génocide s'est accompagné des assassinats de tous ceux qui s'opposaient ou s'opposeraient à cette ignominie. Un génocide n'est pas une simple affaire interne d'état, c'est une idéologie: éliminer "l'autre" après que ce soient développées une stratégie de montée de haine, d'identification de bouc émissaire, une stratégie de banalisation de la stigmatisation et de la déshumanisation, une stratégie de normalisation du rejet de l'autre. La liste des génocides reconnus par les historiens, les Etats ou les Tribunaux internationaux est longue, et celui des Tutsi au Rwanda en 1994, été reconnu au plan juridique par des instances internationales dépendant de l'ONU. En France, le génocide est puni en tant que crime contre l'humanité. Il est imprescriptible. Depuis 2003, le 27 janvier de chaque année est déclarée en France, par l'Education Nationale, journée de la mémoire de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires, et doit être l'opportunité pour la communauté éducative d'engager une réflexion sur les génocides et crimes contre l'humanité En décembre 2003, l'Assemblée Générale de l'ONU a décidé de faire du 7 avril, la Journée Internationale de Réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda Le 16 juin 2006, à la demande du procureur, la chambre d'appel du Tribunal International pour le Rwanda à Arusha conclut que le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda est « un fait de notoriété publique », qui « fait partie de l'histoire mondiale ». En 2009, l'ONU proclame le 27 janvier, Journée Internationale de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’Humanité Le 14 mars 2014, la cour d'Assises de Paris considère que les événements survenus au Rwanda en 1994 caractérisent le crime contre l'humanité prévu et réprimé par le Code Pénal et de même considère que le crime de génocide défini par le Code Pénal a bien été commis au Rwanda entre avril et juillet 1994. Ces quelques exemples de décisions et déclarations montrent le caractère international de la réflexion et la prévention des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide. Il ne semble donc pas que ce soit "se mêler des affaires du Rwanda", que de mener des actions éducatives pour prévenir les génocides et crimes contre l'humanité, avec: - des actions d'information, de prévention et de mémoire s'intégrant dans la volonté de permettre un plus et un mieux de Vivre Ensemble, - des actions d'information et de lutte contre l'impunité pour que les penseurs des génocides, coupables et exécutants, et complices soient justement jugés dans le monde, - des actions de soutien et réconfort des milliers de rescapés encore en souffrance physique et morale. Notre association Ibuka France, dédiée à la Mémoire du génocide des Tutsi et au soutien des rescapés est apolitique, est reconnue d'intérêt général et est exclusivement axée sur les faits et conséquences du génocide de 1994. C'est à ce niveau, et uniquement à ce niveau, en total respect des textes nationaux et internationaux que la municipalité de Chalette, comme nombre d'autres municipalités soutiennent les activités d'associations tournées vers le respect de l'autre, la lutte contre la discrimination et le rejet de l'autre.

En vous remerciant de tout l'appui apporté depuis tant d'années, je me devais aujourd'hui de réagir et vous soutenir, Mr le Maire, vos adjoints et conseillers face à ces propos.

Veuillez recevoir nos meilleures salutations,

Bernard PATUREAU

Président Cellule Locale

 

Communiqué de Presse d'Ibuka France

La Cour d'assises de Bobigny a confirmé la condamnation du Capitaine Simbikangwa à 25 ans d'emprisonnent pour son implication dans le génocide commis contre les Tutsi du Rwanda en 1994. Ibuka France s'en félicite.

Ce verdict est une justice aux victimes, un démenti aux négationnistes et à tous ceux qui, depuis 22 ans en France, entretiennent le doute sur le génocide des Tutsi et jettent périodiquement le désarroi dans le coeur des survivants. Cette décision constitue enfin une source de consolation aux rescapés et un soutien à leur reconstruction. Ibuka France tient à remercier tous ceux qui ont rendu possible ce procès et ont travaillé pour apporter à la Cour et aux jurés tout ce dont ils avaient besoin pour comprendre. Au premier rang d'entre eux, il convient de citer le CPCR.

Sur la base de ce verdict qui confirme une condamnation prononcée il y a deux ans en première instance,

  • plus personne en France ne devrait se permettre de banaliser ce qui s'est passé en 1994 au Rwanda,
  • nous appelons les pouvoirs publics à prendre davantage au sérieux la question et à renforcer par des moyens accrus la juridiction chargée d'instruire le dossier du génocide des Tutsi. 

Fait à Paris, le 3 décembre 2016

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Opération Collecte de Fonds 2016

Avec d'autres associations parisiennes, Ibuka France participe les 7, 8 et 9 octobre prochains à la 4ème édition de l'opération « carte MicroDon », organisée par MicroDon, une entreprise solidaire, en partenariat avec le Crédit Municipal de Paris, la fondation MACIF, Monoprix, Franprix, Passerelles & Compétences, avec le soutien de la Mairie de Paris. Nous serons présents au magasin Franprix situé au 68 rue de Cléry, 75002 Paris, point de vente partenaire de l'opération qui a accepté de nous accueillir.

Les horaires du Magasin sont pour :

  • le vendredi 7 octobre: de 9h à 21h00
  • le samedi 8 octobre: de 9h à 21h00
  • le dimanche 9 octobre: de 9h à 13h00

Pendant ces trois jours, des bénévoles d'Ibuka France animeront ce magasin. En guise de carte de don et de présentation, ils seront munis d'un Flyer d'information sur le projet Education. 100% des dons seront reversés aux associations participant à l'opération. La part de chacune sera calculée en fonction du nombre de clients qui l'auront plébiscitée en présentant sa carte de don au moment de passer à la caisse. Il va de soi que le vote des clients dépendra à la fois de la pertinence du projet et de la qualité de l'animation.

Vous voudrez bien trouver notre Flyer, ICI, et nous espérons vous retrouver nombreux les 7, 8 et 9 octobre 2016.

En plus du don en caisse habituel , vous avez la possibilité de faire un don en ligne sur notre page personnalisée, ICI
Le don en ligne est ouvert dès aujourd'hui et jusqu'au 16 octobre. Les dons seront ensuite intégralement reversés à Ibuka France par virement à J+60, en même temps que les dons en caisse, via le fonds de dotation Le Réflexe Solidaire.

 

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