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Assemblée Générale extraordinaire d'Ibuka France

Vous êtes convoqués à l'assemblée générale extraordinaire d'Ibuka France qui se tiendra le 21 Novembre 2015 de 14h00 à 17h00 au 4, rue Titon, Paris 11ème , Métro:  Faidherbe Chaligny

L'ordre du jour est de "confirmer une disposition des statuts qui habilite l'Association Ibuka France à se constituer partie civile dans les procès en lien avec le génocide des Tutsi".

 

Radio Télévision Libre des Milles Collines à Lyon

 Radio Télévision Libre des Mille Collines, est synonyme d'une effroyable machine de propagande. En 1994, les ondes de la RTLM ont déferlé jusqu'aux villages les plus reculés du Rwanda pour mobiliser les génocidaires. En trois mois, au moins un million de Tutsi et Hutu modérés seront exterminés à la machette, au fusil ou à la grenade, voire, enterrés vivants par des miliciens extrémistes hutu.

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Par Nicolas Ballet

L'histoire de Radio Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), indissociable du génocide rwandais, est en partie retracée mardi et mercredi soirs, au centre Charlie-Chaplin.

Radio Télévision Libre des Mille Collines (RTLM)... Ce nom aux sonorités très exotiques est synonyme d'une effroyable machine de propagande. Au printemps 1994, les ondes de la RTLM de Kigali ont déferlé jusqu'aux villages les plus reculés du Rwanda pour appeler à "écraser les cafards". En trois mois, au moins 800000 Tutsi et Hutu modérés seront exterminés à la machette, au fusil ou à la grenade, voire, enterrés vivants par des miliciens extrémistes hutu.

Certains comédiens sont rescapés des massacres

L'histoire de ce média de la haine est en partie retracée, ce mardi et ce mercredi soirs, lors d'un "spectacle" exceptionnel au centre Charlie-Chaplin de Vaulx-en-Velin, déjà donné ce week-end au théâtre des Célestins à Lyon où les représentations affichaient complet (*). Pièce à l'écho international, présentée en 2013 au festival d'Avignon, "Hate Radio" recrée sur scène un studio de la RTLM. Au micro, plusieurs comédiens - certains, rescapés du génocide - dont les diatribes enflammées plongent le spectateur dans la troublante ambiance de l'époque, selon un scénario imaginé par le metteur en scène suisse Milo Rau. Troublante ambiance, où le rire se mêlait au sang : ces animateurs étaient à l'image des tueurs qui sifflaient, dansaient et chantaient en accomplissant leur "travail"...

Si la RTLM n'est pas seule responsable de ces atrocités aux vastes implications politiques, y compris françaises, elle a amplement contribué à nourrir un climat paranoïaque quant à la présence d'une supposée "5ème colonne" de rebelles Tutsi parmi la population rwandaise.

"Hate Radio", ce mardi 27 et ce mercredi 28 octobre à 20 heures au Centre Charlie-Chaplin de Vaulx-en-Velin (place de la Nation / bus : C3). Prix : 13 euros (tarifs réduits et spéciaux de 6 à 11 euros). Réservations : 0472048118. Le spectacle dure une heure trente. Un échange a lieu ensuite avec les comédiens. La soirée du mardi 27 octobre s'ouvre à 19 heures par une conférence de l'historien rwandais Marcel Kabanda sur le thème : "Hutu/Tutsi, ni races, ni ethnies". Marcel Kabanda est aussi président d'Ibuka France - l'association de rescapés du génocide - et co-auteur du livre "Rwanda : les médias du génocide" (Karthala). Jeanne Allaire Kayigirwa, présidente d'Ibuka Rhône-Alpes, et elle-même survivante, sera également présente dans la salle.


 

Le non-lieu dans l'affaire Munyeshyaka ? Revue de Presse

  • A la FIDH : les victimes méritent un procès, ouvrir le  lien
  • A l'AFP et TV5 Monde par Andrea BAMBINO , ouvrir le lien
  • Un sentiment d’injustice partagé par Jean-Damascène Bizimana, ancien Sénateur aujourd’hui Secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) à Kigali, ouvrir le lien 
  • A Reuters et Boursorama par Chine Labbé, ouvrir le lien  
  • Sur le site du CPCR, Alain Gauthier, écrit
 

Le PS et le génocide des Tutsi au Rwanda: un passé qui ne passe pas

 Décidément, le Parti socialiste (PS) entretient une relation ambiguë à l’histoire du génocide des Tutsi. Le PS n’a jamais pris ses distances critiques face au passé trouble de sa figure tutélaire : François Mitterrand. Ce dernier avait apporté un soutien sans faille au régime qui a planifié et exécuté le dernier génocide du XXe siècle:  lire la suite

 

Communiqué de Presse d'Ibuka France du 7 octobre 2015

Affaire Munyeshyaka : Ibuka France condamne le non-lieu en faveur du prêtre soupçonné d’avoir  participé au génocide des Tutsi

Ibuka France a appris hier par voie de presse que les juges du Pôle génocide de Paris ont rendu une ordonnance de non-lieu dans l'affaire Munyeshyaka en ce début octobre. Les juges ont suivi les réquisitions du parquet, qui, en août 2015, avait émis cette déconcertante requête : «Il ressort des investigations que le rôle de Wenceslas Munyeshyaka durant le génocide de 1994 a pu susciter de très nombreuses interrogations (...), l’instruction n’a pas permis, au final, de corroborer de façon formelle des actes précis et certains d’une participation active. ».

Par cet acte, les juges prennent la décision de ne pas renvoyer devant les Assises ce prêtre que les rescapés de l’église de la Sainte Famille à Kigali accusent d'avoir directement participé aux massacres et de s’être livré à des viols pendant le génocide commis contre les Tutsi en 1994.

Vingt ans d'enquête pour rien. Vingt ans pendant lesquels les rescapés ont tant espéré entendre Munyeshyaka s’expliquer sur son attitude en 1994. Vingt ans pendant lesquels certains témoins sont morts. Vingt ans pendant lesquels l'accusé a été protégé par l'Eglise catholique malgré les témoignages accablants. Vingt ans pendant lesquels le juge français a rejeté les demandes d'extradition transmises par le Rwanda. Vingt longues années à l’issue desquelles les juges et le parquet concluent leurs enquêtes sur l'absence de preuves formelles et certaines d'une participation active de Munyeshyaka au génocide des Tutsi.

Ibuka France, qui œuvre pour la mémoire des victimes du génocide et défend les intérêts des rescapés, juge incompréhensible une décision qui conforte, l'impunité dont jouissent encore de nombreux présumés génocidaires en France.

Ibuka France espère que l’appel interjeté par les parties civiles sera une nouvelle occasion pour la chambre d’instruction d’offrir aux victimes un débat public et contradictoire devant la Cour d'assises.

En effet, s’il ressort des dernières investigations que le rôle de Wenceslas Munyeshyaka a pu susciter de très nombreuses interrogations, Ibuka France demande qu'il puisse publiquement en répondre.

A Paris, le 7 octobre 2015

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