Félicien Kabuga, un procès attendu

Cause commune Radio 93.1 FM, Le monde en questions

Vous pouvez réécouter la radio 93.1 FM, « Le monde en questions » sur l’affaire Kabuga, en plateau Marcel Kabanda et Jean François Dupaquier.

  • Marcel Kabanda, historien et ancien Président d’Ibuka France, une association représentant les victimes du génocide des Tutsi perpétré au Rwanda en 1994. Co-auteur, avec Jean-Pierre Chrétien, de Racisme et génocide, Belin, 2016.
  • Jean-François Dupaquier , journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef de L’Événement du Jeudi et ancien directeur de la rédaction de 60 millions de consommateurs. Auteur de La justice internationale face au drame rwandais, Karthala, 1996.

Marcel Kabanda et Jean-François Dupaquier, qui contribuèrent à l’ouvrage collectif, Rwanda, les médias du génocide, publié sous la direction de Jean-Pierre Chrétien chez Karthala en 1995, furent tous les deux sollicités par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), afin de rendre une expertise sur le rôle des médias dans le génocide (1990 – 1996).

Hommage aux victimes du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda

Monument commémoratif du génocide commis contre les Tutsi à Chalette
Recueillement au monument inauguré le 17 mai 2014 à Chalette

Vu les circonstances de la situation sanitaire actuelle (rassemblement limité à 10 personnes), la cellule locale d’Ibuka France de Chalette avait annulé la Marche en mémoire des victimes du génocide des Tutsi qui aurait été suivie d’un pique-nique ; cependant, quelques membres, au nombre de 4, se sont retrouvés au pied de la stèle inaugurée le 17 mai 2014 à Vésines, en pensant aux victimes et à vous tous (absents à cause du confinement), ce dimanche 17 mai 2020. Six ans déjà !

Il y a eu des lectures des passages du livre « VIVANT », de Valens Kabarari (qui avait été reçu au Festival du Livre Engagé à Chalette et qui était venu donner un spectacle au Hangar) et des extraits de la pièce de théâtre du même auteur, « BASCULEMENT, RWANDA 1994 ».

Les participants ont évoqué la situatuation actuelles que vivent nos amis rwandais, rescapés de cette folie meurtrière du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Ils ont également parlé de nouvelles façons de commémorer imposées par le confinement dans le monde entier.

Les rescapés ont pu organiser des commémorations à distance, chacun devant son PC ou son smartphone et partagé des témoignages sur les réseaux sociaux.

Grâce à ces moyens technologiques, ceux qui d’habitude, comme Espérance, ne pouvaient pas se trouver au Rwanda à cette période de commémorations, ont pu être plus proches des survivants de leurs collines et aussi plus près de ceux ou celles qui ont le plus besoin de soutien.

C’est une expérience qui a permis de retrouver des personnes qui étaient plus jeunes mais dont on a connu les parents et ce fut l’occasion d’apprendre encore plus d’informations sur le calvaire de nos propres familles. Chaque jour on se souvient et les rescapés se souviennent des personnes qui ont été tuées au jour le jour.

Pendant le recueillement, une action de soutien à la réhabilitation d’une maison pour une rescapée est née de ces discussions. La collecte de fonds pour réaliser les travaux a déjà démarré au Rwanda ; Espérance a proposé d’en faire une action conjointe ; toutes les modalités vous seront communiquées dès que possible.

En attendant de se revoir, nous vous souhaitons une bonne semaine.

Prenez bien soin de vous et de vos proches !

Communiqué de presse

Suite au communiqué de presse du Parquet général de la Cour d’appel de Paris et de l’Office central de la lutte contre les crimes contre l’humanité en date du 16 mai 2020, annonçant l’arrestation de Félicien KABUGA âgé de 84 ans qui résidait en région parisienne sous une fausse identité, Ibuka France prend acte avec satisfaction de cette interpellation.

L’architecte financier du génocide contre les Tutsi était l’un des fugitifs les plus recherchés au monde depuis 1994. Entre autres crimes qui lui sont reprochés, il présidait la radio RTLM, principal relais de la propagande anti-Tutsi avant et durant le génocide, et a contribué à la création des milices Interahamwe, groupes criminels impliqués dans les massacres visant les Tutsi.

Toutefois, sa longue fuite de 26 ans interroge sur les complicités dont il a bénéficié à tous les niveaux et, notamment, quant à l’obtention d’une fausse identité qui lui a permis de résider tranquillement, en France, pendant plusieurs années.

Comme d’autres avant lui, dont certains font l’objet d’une ordonnance de renvoi devant la Cour d’assises en France en application du principe de la compétence universelle, il a obtenu des papiers sans que l’administration française n’y voie rien à redire.

Si la traque est effectivement terminée, la recherche des responsabilités sur la fuite et les complicités qui s’en sont suivies, commence.

La question de la justice pour les rescapés du génocide contre les Tutsi se repose crûment avec cette arrestation. 

Nous interpellons les autorités sur la lenteur du processus et le manque des moyens alloués à la recherche et au jugement des présumés coupables.

Nous appelons donc à l’organisation rapide du procès de Félicien Kabuga.

La mémoire des victimes de ses crimes le réclame avec une urgence inaltérable depuis vingt-six ans.

Paris, le 16 Mai 2020 

Etienne Nsanzimana

Président d’Ibuka France

Contact:  contact@ibuka-france.org

« Docteur Naasson Munyandamutsa L’UMUPFUMU »

Un psychiatre à l’épreuve du génocide

Par Marie-Odile Godard

Comment faire face aux effets sans mesure du génocide sur le plan de la santé mentale et communautaire ? Premier psychiatre rwandais à revenir au Rwanda au lendemain du génocide, Naasson Munyandamutsa s’est voué à tenter de « réparer l’irréparable ». Marie-Odile Godard donne ici la parole à ceux qui l’ont côtoyé. Puisant sans cesse dans sa culture d’origine, Naasson apparaît à la fois comme modèle, magicien, sourcier, éveilleur… bref un remarquable « passeur de mondes ».

Date de publication : 27 mars 2019

Pour plus d’informations et commande :

https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62621

105ème commémoration du génocide des arméniens

Mot de soutien à la communauté arménienne à l’occasion de la 105ème commémoration du génocide des arméniens.

Le 24 avril 1915, à Constantinople les élites arméniennes furent ciblées et le coup d’envoi du premier génocide du XXème siècle était donné. Nous nous souvenons qu’il y a 105 ans cet événement venait marquer d’infamie ce siècle naissant. 

L’association Ibuka France se tient auprès de la communauté arménienne, comme à son habitude, pour se souvenir de ce jour sombre qui annonçait une longue et terrible nuit. Nous lui exprimons notre sympathie et notre soutien inaltérable dans le combat contre l’hydre négationniste. 

Le déroulement du génocide arménien annonce, dans l’horreur de sa mise en œuvre, les autres génocides du XXème siècle. Un lent processus de stigmatisation désigne d’abord les Arméniens comme des traîtres, des « ennemis de l’Intérieur ». Les boycotts et les vexations, le pillage de leurs biens et la destruction de monastères précèdent un déchaînement d’atrocités.

Le crime de génocide a ceci de particulier, plus le temps passe et moins on oublie. En tant qu’association représentant les rescapés du génocide contre les Tutsi en 1994 au Rwanda, votre combat pour la mémoire est le nôtre également car nous partageons plus qu’une communauté d’humanité.  

Paris, le 24 avril 2020

Etienne NSANZIMANA, Président Ibuka France

Solidaires Pas Solitaires pour les rescapés du génocide contre les Tutsi au Rwanda

 

 

Appel à la Solidarité humaine pour les rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda 

Solidaires Pas Solitaires est une initiative de collaboration entre les organisations non gouvernementales d’Ibuka Rwanda et Europe (Allemagne, Belgique, France, Hollande, Italie, Suisse), Genocide Survivors Foundation (US), Ishami Foundation (UK) et Ibuka-Actions Urugemwe, Urukundo Association (Norvège) qui ont lancé une campagne de solidarité humaine et des dons en faveur des rescapés du génocide des Tutsi vivant au Rwanda.

Rejoignez-nous pour donner espoir aux rescapés au Rwanda en cette période d’incertitude: aidez-nous à soutenir les familles de survivants du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, rendues plus vulnérables par la pandémie mondiale de Covid-19.

Alors que commencent les 100 jours de la 26ème commémoration du génocide contre les Tutsi, le Rwanda est frappé par le Covid-19. En plus des blessures physiques et mentales existantes, les survivants vulnérables du génocide sont maintenant confrontés à des difficultés économiques. Celles-ci sont d’autant plus graves pour les survivants que beaucoup ayant perdu la plupart ou la totalité́ des membres de leur famille pendant le génocide en 1994, ils n’ont personne pour les soutenir dans les moments difficiles.

Ibuka Rwanda avec ses partenaires lancent donc une campagne de solidarité de 100 jours pour d’aider les survivants du génocide en cette période de bouleversements psychologiques et économiques affectant tant de personnes confrontées au chagrin et en cette période inédite. 

Concrètement, nous vous demandons de faire un don pour payer la nourriture et les fournitures de première nécessité pour les survivants les plus vulnérables. Il s’agit notamment de jeunes gens qui portent le souvenir du génocide pour la prochaine génération « les bâtisseurs de la paix de l’avenir ». 

Répondre à ces besoins signifie qu’ils peuvent poursuivre leur travail essentiel d’éducation de l’histoire du génocide en promouvant la paix et le souvenir pendant la période des commémorations annuelles 

Ibuka signifie « Souviens-toi ! ». C’est une ONG rwandaise indépendante créée en 1995 et reconnue par le gouvernement du Rwanda en 2001. En nous souvenant du passé, nous aidons les survivants à former un pont vers l’avenir pour aider, donner l’espoir et les outils aux générations futures de vivre ensemble dans la paix. Le travail d’Ibuka se concentre sur la justice, la mémoire, le soutien aux survivants (le bien-être social et soutien psychosocial) et la consolidation de la paix. Ibuka Rwanda est un Collectif d’autres associations de survivants du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. 

Comment nous aider ? deux possibilités :  

  1. Nous avons créé une campagne solidaire via GoFundMe (site très sécurisé) :  https://fr.gofundme.com 
  2. Ou faire un virement bancaire sur le compte d’Ibuka Rwanda ouvert à la Banque de Kigali ; Adresse : PLC, Plot 790 KN4 Avenue N°12 P.O BOX 175 Kigali – Rwanda
    • N° Compte : N°00040006224403
    • IBAN: RW 40000400006224403001
      SWIFT CODE/BIC: BKIGRWRW

Ibuka Rwanda délivrera un certificat de dons à chaque donateur ou organisations aux fins de la déclaration d’impôts. 

Quelle est la répartition du budget ? À quoi servira votre don ?  

Pour une famille de trois personnes pendant un mois, le total est de 25€ (25 000/personne)/ 3 mois.  

Descriptions Quantité Coût en FRW  Coût en € 
Sucre 2 kg 2000 FRW 2.00 €
Riz 7 kg 6300 FRW 7.00 €
Haricots 5 kg 4250 FRW 4.00 €
Farine de maïs  9 kg 5400 FRW 5.00 €
Huile de cuisson 2 litres 3600 FRW 3.50 €
Savon & hygiène  2 Barres 1000 FRW 1.00 €
Autres   2450 FRW 2.50 €
 Total    25,000 FRW 25.00 

Structure et gouvernance du projet de solidarité  

  • Un Comité exécutif national d’Ibuka, dirigé par le Président d’Ibuka Rwanda, constituera un organe décisionnel global chargé de la mobilisation et de la gestion des fonds. 
  • Un Comité de coordination composé de personnes choisies parmi les associations membres d’Ibuka Rwanda a été créé et sera chargé de gérer tous les aspects logistiques et de fournir une assistance directe en relation avec le processus de mobilisation et de distribution des fonds. Ce comité sera soutenu par des représentants d’Ibuka Rwanda qui sont proches des survivants au niveau du district et du secteur.

Comment les fonds parviendront aux bénéficiaires ?

 L’aide arrivera aux bénéficiaires de deux manières, selon le choix des bénéficiaires. Ceux qui sont capables d’aller au marché́ pour faire leurs propres courses, recevront des fonds par le biais de leur système mobile Money. Mais certains survivants, notamment les personnes âgées, auront besoin d’une aide et le comité local d’Ibuka fera les courses pour eux. 

Les détails de coordonnées des organisations qui ont rejoint la campagne de cette solidarité humaine :

 Rwanda 

UK 

Eric Murangwa Eugene – CEO Ishami Foundation

e-mailemurangwa@ishamifoundation.org  Mob +447730538729 

Europe 

Etienne  Nsanzimana  Président d’Ibuka France

e-mailnsanzy@gmail.com Mob +33621083394

César Murangira, Président d’Ibuka Suisse

e-mail:  cesarmurangira@mail.com : Mob +41796028824 

 

USA 

Jacqueline Murekatete Founder & President of Genocide Survivors Foundation

e-mailjm@genocidesurvivorsfoundation.org   Mob +19178421358  

Norvège

Marie Chantal MuhiganaPrésidente de Urukundo,

e-mail :  muhiganamc@yahoo.com Mob +4740594494                                                           

Merci pour votre mobilisation et solidarité humaine.

Nous comptons sur chacun de vous.

 

 

Communiqué de Presse d’Ibuka France et de la CRF

CHRONIQUE DIFFUSÉE SUR FRANCE INTER – 7 AVRIL 2020

Le 7 avril 2020, jour de commémoration nationale du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda, une chronique se voulant humoristique était diffusée dans l’émission Par Jupiter sous le titre « Journée mondiale de réflexion sur le génocide au Rwanda ». Ibuka France et la Communauté Rwandaise de France (CRF) s’indignent de l’offense faite à la mémoire de plus d’un million de victimes ainsi qu’aux rescapé-es de ce génocide.

Le 7 avril 2020 se déroulaient les commémorations nationales du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Fortement contraint par les mesures sanitaires de confinement, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19, cet événement revêtait pourtant une importance particulière, puisque pour la première fois, il s’inscrivait dans un cadre national, institué par le décret présidentiel du 13 mai 2019.

Ce même jour, l’antenne de France Inter diffusait une chronique intitulée « Journée mondiale de réflexion sur le génocide au Rwanda » (sic). En 3 minutes, son autrice a cru bon (drôle ?) d’évoquer « des gens qui vivaient ensemble depuis des années et se sont mis à se découper à la machette », avant d’établir une comparaison entre génocide et « bataille de polochons » pour conclure, dans un éclat de rire général : « oreiller ou machette, ça s’joue des fois à peu pour que ça tourne au drame. »

Le 7 avril 2020, France Inter ne mentionnait pas autrement les commémorations du génocide contre les Tutsi. La chaîne ne rediffusait, par exemple, aucun reportage à ce sujet. Seules ces paroles, abritées derrière le paravent commode de l’humour, eurent les honneurs des micros. Nous le déplorons vivement. Ces mots frottent les blessures toujours vivesdes rescapé-es pour qui ce jour particulier est celui du souvenir des assassiné-es et des souffrances endurées d’avril à juillet 1994.

Nous refusons de discuter la nature « humoristique » de cette chronique. Nous ne pouvons que regretter l’ignorance et le manque d’empathie de son autrice et nous prenons malheureusement acte, une nouvelle fois, qu’un génocide commis en terre africaine autorise ce genre de texte, à une heure de grande écoute, sur une chaîne publique. 

Le 7 avril 2020 a pour vocation de faire connaître et comprendre le dernier génocide du XXe siècle, et de faire vivre le souvenir de plus d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants assassiné-es parce que né-es Tutsi. Cette chronique a souhaité, en ce jour précis, en faire un objet de dérision… avec quel bénéfice ?

Ibuka France et la CRF exigent le respect de la dignité de celles et ceux, assasiné-es ou rescapé-es, que les bourreaux génocidaires croyaient pouvoir leur refuser. Nous exigeons de la part de France Inter des excuses publiques à l’antenne, sur le même créneau horaire.

Paris, le 10 avril 2020

Angélique U. Ingabire, Présidente de la CRF

Etienne Nsanzimana, Président d’Ibuka France

Un grand merci aux amis d’Ibuka France de leurs messages de soutien

En cette journée de la 26ème commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994, les rescapés et les amis d’Ibuka France nous ont adressé des messages de sympathie et soutien. Ibuka France vous remercie sincèrement pour votre précieux soutien dans cette période si difficile et doublement douloureuse pour les rescapés. Les vidéos de soutien sont postées en ligne sur YouTube d’Ibuka France.

Le communiqué de presse du Président de la République, Emmanuel Macron ci-joint

Message de soutien en vidéo de la Maire de Paris, Anne Hidalgo

Message de soutien en vidéo de la Maire Dieulefit, Christine Priotto

Message de soutien de Gaël Faye par Vidéo

Mot de soutien de Christiane Taubira

Message-vidéos de trois élèves de Gonesse 

Message vidéo de Jaques Fredj, Directeur du Mémorial de la Shoah

Message vidéo de soutien de Pierre Rabadan

Appel de Memorial 98 à participer à la commémoration par Albert Herszkowicz

Communiqué de la Présidente de la Cellule locale d’Ibuka France à Chalette 

Message vidéo de Gilles Paruelle, Avocat

Message de l’Historienne Hélène Dumas

…..et d’autres, consignés dans la liste ci-dessous et les vidéos postées sur nos réseaux sociaux

La liste de ces messages est ICI

Communiqué de Presse d’Ibuka France

26ème  commémoration du génocide contre les Tutsi

Le 7 avril 2020, journée internationale de commémoration du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994, l’association Ibuka France et ses partenaires associatifs sur le territoire français appellent, malgré le confinement national, au recueillement et au souvenir du dernier génocide du XXème siècle.

Durant cent jours, d’avril à juillet 1994, plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants furent assassinés au Rwanda, parce que nés Tutsi. En 2020, pour la première fois, les commémorations de ce crime lors du 7 avril s’inscrivent dans un cadre national officiel, reconnu par le décret présidentiel du 13 mai 2019. 

L’actuelle épidémie de COVID-19 qui frappe la planète nous contraint toutefois à repousser à une date encore inconnue les cérémonies publiques prévues au mois d’avril. Ibuka France a une pensée pour les victimes de cette pandémie et adresse ses condoléances aux familles éprouvées. 

Ce report ne doit pourtant pas empêcher le recueillement. Mardi prochain 7 avril 2020, comme chaque année, nous dédierons nos pensées aux victimes du génocideà celles et ceux qui ont perdu leur vie en voulant les défendre et aux rescapés dont la présence et les voix portent jusqu’à nous le souvenir du crime perpétré il y a vingt-six ans

Les efforts engagés dans ce sens demeurent nécessaires face aux menées du négationnisme, toujours actif sous les diverses formes qu’il emprunte pour falsifier, nier et/ou atténuer la nature génocidaire du crime commis en 1994 contre les Tutsi au Rwanda.

Dans cette situation exceptionnelle, Ibuka France organisera le 7 avril une cérémonie d’hommage aux victimes du génocide des Tutsi par des moyens virtuels.

Si nous ne pouvons pas rassembler les survivants et les familles qui ont été endeuillés pour un moment de communion, nous souhaitons leur adresser tout notre soutien à distance, à travers des messages qui seront diffusés durant sept jours à compter du 7 avril. La période de confinement actuelle fait, en effet, rejaillir pour beaucoup d’entre eux la peur et la détresse ressenties en 1994 dans leurs cachettes.

Programme du 7 avril au 13 avril 2020

  • Le 7 avril à 14h
  1. Allumage de bougies suivi d’une minute de silence.
  2. Partage des témoignagesvidéo, poèmes, chants de recueillement..., sur les réseaux sociaux de notre association

Merci de nous envoyer vos vidéos de soutien et témoignages par e-mail: contact@ibuka-france.org et qui seront postées et partagées sur les comptes de réseaux sociaux d’Ibuka France.

  • Du 8 au 13 avril  à 14h: 

Partage de témoignagesvidéos, poèmes, chants de recueillement sur les réseaux sociaux de l’association.

Retrouvez-nous sur:

C’est avec une détermination intacte et une vigilance permanente qu’Ibuka France entend poursuivre son œuvre auprès de tous les publics, fort du soutien de ses différents partenaires et de celui de chacun et chacune d’entre vous.

Le communiqué de presse à imprimer si besoin, ICI

  Paris, le 2 avril 2020

Contacts presse:

e-mail : contact@ibuka-france.org

  • Etienne Nsanzimana , Président: 0621083394
  • Jessica Gérondal, Vice Présidente: 0659889140   
  • Romain Poncet, membre du CA: 0663378172                                                                                                      

Le devoir de mémoire par l’Éducation

Ibuka France se veut comme un espace de la parole du rescapé. Grace à cette parole, des noms, des visages émergent derrière la grande histoire de plus d’un million de morts.

En parallèle, l’école doit jouer un rôle crucial dans l’enseignement de l’histoire et la transmission de la mémoire. Enseigner un génocide, c’est le prévenir. Dans ce contexte, les rescapés du génocide des Tutsi doivent informer les jeunes générations sur ce qu’ils ont vécu et veiller à ce qui s’est passé ne se reproduise plus. Un travail de sensibilisation d’Ibuka France a commencé depuis quelques années dans les collèges et lycées de France en collaboration avec les enseignants d’histoire. 

A la demande du collège Jean Baptiste Clément 92, un rescapé, membre d’Ibuka France, est intervenu le 28 février 2020 au sein de l’établissement.  Le collège a voulu nous partager le compte-rendu de l’intervention, par le lien ci-contre, ICI

Pour l’année scolaire 2020-2021, Ibuka France a adressé une newsletter au corps enseignant pour lui réaffirme sa disponibilité et sa volonté de poursuivre, à ses côtés, le travail nécessaire de transmission de la mémoire du génocide contre les Tutsi au Rwanda auprès des jeunes générations afin de les sensibiliser aux devoirs de mémoire, au vivre ensemble et à leur rôle de citoyen demain.