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livres

Les défis de l’ethnisme : Rwanda et Burundi

De Jean Pierre Chrétien 466 pages Editeur : Karthala (31 décembre 1997) Collection : Les Afriques

Un essai sur les différentes formes de négation face à la dimension génocidaire des tueries qui ont frappé les deux pays depuis 1993. Il analyse les écrits, souvent peu connus, produits à ce sujet tant chez des nationaux que chez des observateurs. Il souligne que le scepticisme ou la banalisation d’aujourd’hui relèvent de la même logique que l’aveuglement d’hier : la méconnaissance du ressort essentiel qui déchire deux vieilles nations africaines, celui de l’ethnisme, pensé et mis en œuvre depuis des décennies, et qui dans ce cas est un véritable racisme. Cette dérive, où s’entremêlent le désarroi social, les calculs politiques et les passions du « sang et du sol », peut gagner d’autres sociétés africaines. L’intégrisme n’a rien d’exotique et peut aussi être « ethnique ».

Version consultable :

http://books.google.fr/books?id=_Pc…

Les enfants d’Imana, histoire sociale et culturelle du Rwanda ancien

A l’occasion du colloque organisé par l’association France Rwanda Génocide – Enquêtes, Justice et Réparations (FRG-EJR) sur les nouveaux apports sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi qui se tiendra à Paris le 12 novembre 2011, sera publié, à cette date, le livre de Jean-Luc Galabert, » Les enfants d’Imana, histoire sociale et culturelle du Rwanda ancien », ainsi que de la sixième livraison de la revue « La Nuit rwandaise ».

LIRE ICI : http://izuba.info/editions/les-enfa…

de Saint Exupéry relaxé

Le journaliste Patrick de Saint Exupéry, auteur d’un livre sur le génocide rwandais intitulé « Complices de l’inavouable, la France au Rwanda », a été relaxé mercredi par la cour d’appel de Paris, devant laquelle il était poursuivi en diffamation par plusieurs militaires français. Publié en 2004 sous le titre « L’inavouable, la France au Rwanda », l’ouvrage avait été réédité en mars 2009 aux éditions des Arènes sous un nouveau titre, et augmenté d’une introduction inédite.

La page de couverture comportait en son centre le titre du livre « Complices de l’inavouable » et le nom de l’auteur, en caractères noirs. Tout autour figuraient, en caractères de couleur et de taille différentes, le nom de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des responsables politiques (François Mitterrand, Dominique de Villepin, Hubert Védrine…), des militaires de haut rang, le juge Bruguière ou encore le nom des banques Crédit Lyonnais et BNP.

A la suite de la publication de ce livre, plusieurs militaires français cités en première page et estimant être taxés de « complices » du génocide avaient attaqué le journaliste et son éditeur en diffamation.

La cour d’appel de Paris a confirmé les jugements de première instance et donné tort à quatre de ces militaires ayant officié au Rwanda : le colonel Jacques Hogard et les généraux Eric de Stabenrath, Jean-Claude Lafourcade et Didier Tauzin. La cour d’appel a estimé qu’il était « légitime » pour les prévenus de « procéder à l’occasion du quinzième anniversaire du génocide rwandais à la nouvelle publication (…) d’un ouvrage déjà édité en 2004, qui n’avait fait l’objet d’aucune poursuite » à l’époque. Par ailleurs, la cour a souligné les « éléments sérieux » dont disposait le journaliste pour nourrir son enquête.

Faire face au génocide des tutsi

Le génocide et sa négation sont structurellement liés. Avant d’être accompli, le projet génocidaire est dissimulé ; pendant son accomplissement, la réalité de l’extermination est démentie ; après avoir été perpétré, la nature même du génocide est déniée.

http://izuba.info/negationnisme/faire-face-au-negationnisme-du-genocide-des-tutsi/

"Rwanda, racisme et génocide" de Marcel Kabanda et JP Chrétien
Sorti le 5 septembre 2013
Le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994 est emblématique de la catastrophe qui a frappé toute l’Afrique des Grands Lacs depuis une vingtaine d’années. Il n’a été le fruit ni d’une fureur conjoncturelle, ni d’une fatalité ethnographique ou biologique, mais il est le produit très moderne d’une option extrémiste, jouant du racisme comme arme de contrôle du pouvoir. En effet, cette mise en condition de tout un pays aurait été impossible sans l’inscription durable dans la culture de cette région d’Afrique d’une idéologie racialiste, discriminant, sous les étiquettes hutu et tutsi, des autochtones et des envahisseurs, le « vrai peuple » rwandais majoritaire et une « race de féodaux ».
Ce livre décrypte la construction de cette idéologie, trop méconnue, qui oppose les « vrais Africains » à des « faux nègres », ceux qu’on a appelés les Hamites depuis les années 1860 dans la littérature africaniste. Cette maturation se situe à la fois en Europe, dans l’histoire de l’anthropologie, et en Afrique, dans la logique des politiques coloniales, et elle se joue sur deux siècles, donc bien en amont de la crise des années 1990, et jusqu’à aujourd’hui. Le schéma racial dit « hamitique » est né de la même matrice intellectuelle que celui opposant Aryens et Sémites, qui a embrasé l’Europe dans les années 1930-1940.
"Ferme ta bouche " de Zita Naramé

Hilly peut être fière de son parcours. Sortie indemne du premier génocide des Tutsis rwandais en 1959, elle fuit les massacres en 1973, s’exile au Zaïre et devient agent de l’ONU. 

Une mutation au siège du CEPAS à Paris la hisse au poste d’assistante du Top Management.

Elle qui a déjà tant souffert ne peut imaginer ce qui l’attend. 

 

Un homme, Trevor, prend ses fonctions à la tête du département, avec un plan de réforme jugé révolutionnaire. Celui qui se dit proche de Bush est un escroc, plusieurs fois condamné en Californie pour discrimination raciale et harcèlement moral exercé sur des cadres issus des minorités. 

La vie de Hilly va à nouveau basculer… 

Livre à paraitre le 20 Janvier 2014.

Pour le commander, nous vous invitons à vous rendre sur le site

La vie des Batutsi du Rwanda sous la première et deuxième république (1959-1990) d’Antoine Mugesera

Persécutions et massacres antérieurs au génocide de 1990 à 1994

Observateur attentif et chroniqueur incisif des deux premières Républiques rwandaises, Antoine Mugesera brosse un portrait sensible et détaillé des conditions de vie réservées aux Tutsi du Rwanda de 1959 à 1990, à partir d’un fond foisonnant d’archives inédites, d’observations personnelles et de témoignages qu’il a scrupuleusement collectés et analysés. Des campagnes incendiaires, expulsions et déportations de Tutsi du tournant des années 1950-1960, aux discriminations, aux représailles et pogroms à l’encontre des Tutsi, le lecteur suit la genèse et le développement des processus d’exclusion, d’exacerbation du sentiment ethnique, de construction de la figure d’un ennemi intérieur, de légitimation de la violence extrême contre la composante tutsi de la nation rwandaise. La participation massive au génocide de 1994 ne peut se comprendre sans connaître ses antécédents. Antoine Mugesera les met à jour et montre que la tentative de « solution finale » du printemps 1994 résulte d’un processus politique et social entretenu avec constance pendant trois décennies. Un livre d’Antoine Mugesera, en kinyarwanda, sur la vie des Tutsi sous la deuxième république rwandaise, était paru aux Éditions Rwandaises, à Kigali, en mars 2004

Pour plus d’informations: http://www.izuba.info/info/rencontres-avec-a-mugesera-les-conditions-de,978.html

http://www.izuba.info/librairie/la-vie-des-batutsi-du-rwanda-premiere-deuxieme-republique/

La fantaisie des Dieux -Rwanda 1994

Une BD de Patrick De Saint-Exupéry et Hippolyte chez Les Arènes – 2014 Une bouleversante BD reportage revient, vingt ans après, sur le génocide le plus rapide de l’histoire… Cette année, les commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale risquent hélas d’occulter un autre dramatique anniversaire: celui des 20 ans dugénocide rwandais. Avec 800.000 tués en cent jours, soit une productivité deux fois supérieure à la solution finale nazie de Treblinka, cette immense tragédie continue pourtant -c’est très légitime- à hanter les esprits. A fortiori de ceux qui y ont assisté. Comme Patrick de Saint-Exupéry, qui signe le scénario de La fantaisie des Dieux, une bande dessinée aussi poignante que riche en enseignements. Des témoins racontent Co-fondateur et rédacteur en chef de la revue XXI, Patrick de Saint-Exupéry était en reportage au Rwanda à la mi-mai 1994, soit à l’acmé du massacre. Après avoir publié, en 2004, l’essai L’inavouable, la France au Rwanda (éditions Les Arènes), ce Grand Reporter de formation est retourné à Kigali en compagnie du jeune dessinateur Hippolyte (Le maître de Ballantrae, Les ombres). Ensemble, ils ont rencontré acteurs, témoins et survivants du génocide dont les témoignages éclairent les propres souvenirs -toujours révoltés- du scénariste.

la suite dans ces liens: http://www.20minutes.fr/culture/1316302-une-bd-commemore-le-vingtieme-anniversaire-du-genocide-rwandais

http://culturebox.francetvinfo.fr/rwanda-20-ans-apres-commemorer-linnommable-152019

L’INNOMMABLE Agahomamunwa, Un récit du génocide des Tutsi d'Adélaïde Mukantabana
, Préface de Bruce Clarke

La mémoire, lourde de souvenirs effroyables de la tragédie rwandaise, a conduit Adélaïde Mukantabana à se battre avec les mots de la langue française, à ouvrir les mots du kinyarwanda, la langue rwandaise, pour en faire sortir la souffrance et la vie, enfin, à se reconstruire. Elle fait traverser toute l’étendue de l’orgie génocidaire, elle démasque les impostures de l’Eglise catholique rwandaise, celles du dictateur Habyarimana, celle de la politique française. Elle perce à jour de troublantes vérités.

Pour plus d’informations et commande:

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=49539

"Rwanda, la fin du silence" de Guillaume Ancel, Témoignage d'un officier français, Préface de Stéphane AUDOIN-ROUZEAU

Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, Guillaume Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l’opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s’est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n’avons pas su empêcher. »
Officier de la Force d’action rapide, détaché au sein d’une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d’extraction de personnes menacées. Sous couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient
le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l’armée. Il décrit les errements de l’armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « humanitaire » durant laquelle l’armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.

Pour plus d’informations et commande: https://www.lesbelleslettres.com/livre/3565-rwanda-la-fin-du-silence?gclid=EAIaIQobChMI8L-mweKM2gIVZbXtCh2kYQ5UEAAYAiAAEgKEcfD_BwE