BRUXELLES – KIGALI

Le 12 Novembre dernier, après la projection du Film Bruxelles-Kigali, dans le cadre du Festival FILMER A TOUT PRIX, avec brio, la réalisatrice et femme de théâtre Marie France Collard continue son travail au long cours sur le génocide perpetre contre les Tutsis au Rwanda. Lire la suite : http://fr.igihe.com/spip.php?article763

KINYARWANDA

Le film Kinyarwanda relatant le génocide contre les Tutsi de 1994 produit par un rwandais, Ismaël Ntihabose a été rendu public pour la première fois à Kigali samedi 10 décembre 2011. Certains rescapés reconnaissent que les faits sont réels.

Kinyarwanda est un film sur le génocide perpétré contre les Tutsi de 1994 qui présente des épisodes sur le génocide contre les Tutsis en 1994 alternant avec d’autres sur la réconciliation nationale. Il montre également la protection des fugitifs dans la mosquée de Nyamirambo au moment où dans la cathédrale ils étaient massacrés.

Les différentes interventions après la projection de ce film reconnaissent qu’il s’agit de la pure réalité de ce qui s’est passé pendant le génocide perpétré contre les Tutsis en 1994.

« C’est une bonne contribution de la génération actuelle à faire connaître la vérité aux générations futures », a déclaré Freddy Mutanguha, rescapé du génocide de 1994.

Selon l’ancien Sénateur Wellars Gasamagera, un des rescapés de l’hôtel Mille collines où a eu lieu la projection de ce film en présence de la Première Dame, Mme Jeannette Kagame, il s’agit d’une production qui relate la réalité contrairement à l’Hôtel Rwanda qui fait de Paul Rusesabagina un héros.

Paul Rusesabagina n’a rien d’un héros

Selon toujours Gasamagera, Paul Rusesabagina n’a rien d’un héros. « Pendant le génocide perpetre contre les Tutsis, Paul Rusesabagina était trop occupé à faire des affaires. S’il m’était arrivé de manquer de l’argent, il m’aurait chassé de l’hôtel », a-t-il déclaré. Il ajoute que Paul Rusesabagina n’a rien fait de particulier pour aider ou protéger les fugitifs qui étaient plutôt sous la protection de la Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR).

« Ceux qui ont aidé les fugitifs à pénétrer dans les enceintes de l’hôtel, ceux-là sont des héros, ceux qui ont payé de l’argent pour sauver les « condamnés », ce sont aussi des héros,… », a témoigné Gasamagera. Dans tout cela, Rusesabagina n’a rien fait. Il a plutôt exprimé sa gratitude, pendant son témoignage, au FPR qui a été le premier acteur dans la protection des survivants. « Ils ont mis leurs vies en danger pour sauver les autres », a-t-il souligné.

Gasamagera signale que le film « Kinyarwanda » est une partie de la réalité qui pourrait continuer en montrant après le génocide comment le pays a positivement changé.

Le producteur de ce film, Ismaël Ntihabose, qui est à sa première production cinématographique, révèle qu’il a commencé la préparation d’un épisode sur la bonne gouvernance où il devra montrer l’homme qui part de rien avec seulement le programme d’une vache par famille.

Le film Kinyarwanda a déjà remporté 7 prix dans différents festivals du cinéma organisés dans le monde.

1er décembre :

Dans “Kinyarwanda”, le réalisateur américain Alrick Brown porte un regard original sur la tragédie rwandaise. Il dépeint le quotidien d’une poignée de personnes ordinaires qui ont traversé l’horreur lorsque la majorité hutu a entrepris d‘éliminer la minorité tutsi.

“Je suis d’une certaine manière convaincu qu’en montrant les statistiques, la mort et l’horreur au Rwanda, on agit pour prévenir ces drames,” affirme Alrick Brown. “Mais on évite tout autant la guerre en montrant la vie et l’amour et en humanisant les populations concernées plutôt que de les déshumaniser et de montrer des corps sans visage dans des charniers.”

Le film devait au départ raconter le sort des personnes qui cherchaient à se réfugier dans les mosquées, puis finalement le propos s’est enrichi d’autres parcours : un soldat qui a du laissé sa famille, un prêtre qui est en lutte avec sa foi et un tutsi tombé amoureux d’une hutu.

“Kinyarwanda” qui sort en salles en ce moment aux Etats-Unis a remporté le prix du Public dans la catégorie cinéma du monde au dernier festival du film de Sundance.

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« De tout mon cœur, je demande pardon » confesse un génocidaire vers la fin du film « kinyarwanda ».

Le Pardon devait être une ressource naturelle précieuse au Rwanda en 1994, après le génocide qui a laissé plus de un million de morts, essentiellement des Tutsis. Ces atrocités sont la toile de fond de l’horrible histoire de ces six lignes liées à ce drame brutal mais réfléchi.

Le réalisateur américain de « kinyarwanda », Alrick Brown, utilise une séquence d’événements entrecoupés représentant un éventail de personnes pendant le massacre d’après une histoire vécue d’Ismaël Ntihabose

« Je suis d’une certaine manière convaincu qu’en montrant les statistiques, la mort et l’horreur au Rwanda, on agit pour prévenir ces drames », affirme Alrick Brown. « Mais on évite tout autant la guerre en montrant la vie et l’amour et en humanisant les populations concernées plutôt que de les déshumaniser et de montrer des corps sans visage dans des charniers »

Dans une scène, on décrit un vif débat de religieux musulmans qui mettent de côté leur propre sécurité afin de cacher des Tutsis dans leurs mosquées.

D’autres scènes se déroulent dans un camp de rééducation où les génocidaires sont sensibilisés à accepter leurs rôles dans le massacre à la machette de leurs compatriotes rwandais.

Moins convaincante est l’intrigue principale, qui se concentre sur Jeanne (une femme réservée et inconfortable Hadidja Zaninka), une Tutsie dont les parents sont morts alors qu’elle s’était faufilée hors de sa maison pour assister à une fête. Son récit suggère l’ouverture d’un film subtil qui va surprendre.

« Kinyarwanda », est chargé d’une mission noble, il ajoute de la texture aux faits : C’est ce qui s’est passé réellement, et c’est cela qui compte.

Au nom du Père, de tous, du ciel de Marie Violaine Brincard

Au nom du Père, de tous, du ciel (51min, HD, couleur, 2010).

D’avril à juillet 1994 au Rwanda, quelques Hutu résistent à la terreur génocidaire et décident d’accueillir et de sauver des Tutsi. Quinze ans plus tard, malgré des tentatives symboliques de reconnaissance, ils sont toujours marginalisés : traîtres pour certains et tueurs potentiels pour d’autres. Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des Tutsi et les ont aidés à s’enfuir. Leurs paroles résonnent alors dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza aux rives du lac Kivu, et rendent ainsi sensible l’humanité dont ils ont fait preuve.

Sélections en festivals :

Cinéma du Réel, Paris, mars 2010. Résistances, Foix, juillet 2010. Etats Généraux du documentaire, Lussas, août 2010. Echos d’ici, Echos d’ailleurs, La Bastide Rouairoux, octobre 2010. Chroma Le Mans, novembre 2010 – Prix des longs. Lumières d’Afrique, Besançon, novembre 2010 – Mention spéciale du jury Signis. Festival du film d’éducation, Evreux, novembre 2010. Songe d’une nuit dv, Paris, novembre 2010. Corsica doc, Ajaccio, novembre 2010. History Makers Award, USA, décembre 2010. Quintessence, Benin, janvier 2011 – Mention spéciale.

A commander sur le site du producteur , ICI