A l’occasion de la journée internationale de l’Holocauste, ce 27 janvier 2020, Ibuka France se joint à la Communauté internationale pour rendre hommage à la mémoire des victimes des génocides perpétrés pendant le XXème siècle. Nous pensons aux victimes du génocide des Arméniens, de la Shoah, aux victimes du génocide des Tutsi, à toutes les vies que la barbarie de l’homme a brisées. Il est de notre devoir de garder et de transmettre la mémoire de ces grands moments de rupture dans notre humanité. Ils font partie de notre héritage quelque soit l’endroit où nous nous trouvons.

Le XXIème siècle n’a pas commencé sous des auspices meilleurs. Notre actualité est riche en mauvaises nouvelles. Ici et là, des extrémismes en tous genres, des radicalismes identitaires et leur cortège de peur et du rejet de l’autre se font jour. Ailleurs, des individus ou des groupes d’individus sont persécutés, traqués, torturés, assassinés ou contraints de vivre dans la privation et/ou dans la clandestinité lorsqu’ils ne se jettent pas à corps perdus sur le chemin périlleux de l’exil. 

L’humanité est notre maison commune. Il nous appartient de la réparer chaque fois qu’elle se fissure et de prévenir tout ce qui pourrait menacer la quiétude et la joie de vivre des enfants, des femmes et des hommes qu’elle accueille. La récurrence des crimes contre l’humanité dans l’histoire a montré que le défi est considérable. Selon le témoignage d’un rescapé de la Shoah entendu le 22 janvier 2020 à l’UNESCO, seule la culture du partage et de la solidarité permettrait d’y parvenir. Il est urgent d’armer la jeunesse en semant dans leur esprit les graines du vivre ensemble et de la responsabilité.

Marcel Kabanda, Président d’Ibuka France

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