Histoire d’Ibuka

Au lendemain du génocide des Tutsi au Rwanda et autres crimes internationaux commis au Rwanda par les tenants de la thèse radicale Hutu, des Rwandais de Belgique créaient, le 16 août 1994 l’association IBUKA, en français «Souviens- toi, Mémoire et Justice» chargée de perpétuer la mémoire des victimes, de poursuivre et de traduire en justice les auteurs du génocide et autres crimes contre l’humanité commis au Rwanda. Les initiateurs de l’association IBUKA prévoyaient dans ses statuts constitutifs la création des organes au niveau communal ou préfectoral et à l’étranger. Répondant à cet appel, des Rwandais vivant en Suisse, avec l’accord du Conseil d’Administration de l’association «IBUKA – Mémoire et Justice» de Belgique, se proposèrent de créer, le 28 mai 1995, une section sous forme d’une association du même nom poursuivant les mêmes buts. Dans la même ligne, des rescapés du génocide contre les Tutsi créaient à Kigali, le 14 novembre 1995, une association sans but lucratif au niveau national dénommée «IBUKA» (Souviens-toi). Conformément à ses statuts, le but et l’objet de cette association consistent à se pencher sur tous les problèmes causés par le génocide notamment l’assistance, la défense et la représentation des rescapés, la recherche des preuves, la promotion de la justice et la lutte contre l’impunité, la sauvegarde de la mémoire des victimes, la lutte contre le révisionnisme et le négationnisme, l’analyse des causes profondes du génocide, la lutte contre les discriminations ethniques, etc.

Des Rwandais vivant en France eurent la même idée. Et lors de la septième commémoration du génocide organisée à Niort en avril 2001, le principe de créer une section d’IBUKA en France fut retenu. A l’occasion de la huitième commémoration du génocide organisée à Toulouse en avril 2002, ils décidèrent de passer à l’action et de créer une section d’IBUKA en France le plus rapidement possible, en rajoutant un troisième un objectif « soutien aux rescapés ».

Ibuka- Mémoire, Justice et Soutien aux rescapés, est une Organisation Non Gouvernementale qui oeuvre pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, la justice envers les responsables de crimes génocidaires et le soutien aux rescapés des massacres perpétrés en 1994 sur les collines du Rwanda. Association de loi 1901, Ibuka-France a été créée le 29 octobre 2002 à Niort et déclarée à la Préfecture des Deux-Sèvres le 26 novembre 2002 (N°3930 du JO du 18 janvier 2003). Le souvenir de cette tragédie et de ses origines est essentiel pour que l’humanité bâtisse un monde de paix. Le présent site est consacré à l’actualité en matière de Mémoire, justice, d’actions concrètes de soutien aux rescapés, de manifestations diverses (colloques, conférences, débats …) ; il annoncera et décrira toutes les activités de Commémorations et d’actions pour la Mémoire ainsi que toutes celles liées à l’objectif de lutter contre le négationnisme. Il s’efforcera de proposer une documentation non exhaustive, au fur et à mesure de la sortie de films, livres, documents et pièces de théâtre, ainsi que toute manifestation culturelle.

EN MARS 2014, IBUKA FRANCE A ÉTÉ RECONNUE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Son N° Siret est: 520 868 274 00017 (10 mars 2010)

« D’après les éléments communiqués, votre association a pour activité principale en France, notamment à travers des témoignages, de retracer, de conserver et de sensibiliser le public et les instances publiques au massacre des Tutsi, afin de détruire les fondements culturels et moraux de cette société, et à entretenir sa mémoire en érigeant des lieux de mémoire et en organisant des cérémonies. De plus, votre association aide à la recherche des survivants, en France et au Rwanda afin qu’ils puissent se faire reconnaître comme victimes et être aidés. Votre association étant gérée de manière désintéressée, exerçant une activité non lucrative, et ne fonctionnant pas au profit d’un cercle restreint de personnes, remplit la « condition d’intérêt général». Les diverses actions déployées en France visant à faire connaître la persécution au Rwanda et les personnes persécutées, et à conserver la mémoire du génocide, qui est reconnu comme tel par les tribunaux français, peuvent être considérées comme des actions de protection du patrimoine dès lors qu’elles sont entreprises dans le respect de la neutralité axiologique, inhérente à toute démarche historique. De telles actions revêtent le caractère culturel,

En conclusion, au vu des éléments communiqués, la situation évoquée me permet de considérer que votre association entre dans le champ des dispositions dont vous demandez le bénéfice ».