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Programmes des cérémonies da la 19ème commémoration du génocide des Tutsi en France

  • A Cluny , le samedi 08 juin 2013, dépôt d’une gerbe à la stèle commémorative 

    Une délégation de l’association Ibuka-France* a déposé Samedi le 08 juin une gerbe au pied de la stèle commémorative installée à Cluny en 2011, dans l’espace communal des Quinconces. La municipalité était représentée par le maire Jean-Luc Delpeuch, l’adjoint aux associations Jean-François Chavy et la conseillère Landrada Rolland, Membre d’Ibuka-France. Le président de l’association, Marcel Kabanda, a remercié le maire« au nom des victimes du génocide du Rwanda, et de l’humanité» d’avoir permis que ce monument du souvenir existe.«Avec le ginkgo-biloba, cet arbre planté juste à côté, il a initié de nouveau la vie. On se souvient de ceux qui ont brutalement disparu, et on n’a pas le droit d’oublier, pour ne pas donner raison à ceux qui les ont fait disparaître. On les réinsère ainsi dans notre humanité, eux qui n’ont même pas eu le droit à une sépulture. Ils ont été victimes de la haine, de la barbarie, parce qu’ils n’avaient pas le droit d’appartenir à  la communauté. Cela nous renvoie à notre attachementà la citoyenneté.» Le président Kabanda a rappelé la publication en1990 des dix commandements des Buhutu, qui a précédé le génocide. « Les élites d’alors n’ont pas réagi à ce type de texte, qui a fait des adeptes. Il faut dire non à ce qui est de nature à exclure l’autre : les mots peuvent apporter la mort ! Nous avons ici à Cluny un exemple d’affirmation des valeurs communes qui nous rattachent à l’humanité». «Ce que vous venez de dire est très important, a répondu le maire, cela nous permet de méditer sur la citoyenneté. Cela nous concerne, et une connivence se crée ici, face à l’intolérance qui peut conduire à des drames épouvantables. Nous sommes aussi lesCitoyens d’une nation qui savent l’implication de notre pays.» Marcel Kabanda a clos son intervention en donnant rendez-vousau même lieu en 2014, pour une commémoration particulière, 20 ans après le génocide. 

    Par J.C.VOUILLON (CLP) *L’association œuvre pour la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi en1994 au Rwanda, pour le soutien aux rescapés, et la justice 

  • Retour sur le colloque de dimanche 26 mai 2013 à Paris

Co-organisé par Ibuka France et le Mémorial de la Shoah, ce colloque était centré aux trois années avant le genocide des Tutsis, soit de 1990 à 1993 et autour du thème « 1993 : Que savait-on un an avant ? ». Réunissant des historiens , témoins, psycholoques, juristes et journalistes , ce colloque a montré que le génocide des Tutsi n'est pas tombé du ciel en même temps que l'avion en flammes, qu'il n'a pas été le fruit d'une fatalité mais qu'il a résulté d'un choix, que des sonnettes d'alarme avaient été maintes fois tirées, que des femmes et des hommes avaient, au risque de leur vie, tenté de résister mais qu'ils se sont effondrés devant le mur de l'indifférence.

Une des participants est revenue sur les moments forts de la journée

  • A Trassalvas en Dordogne : week-end du 15 & 16 juin 2013 : une rencontre avec les rescapés : rencontre co-organisée avec l'association Cauri. Objectif : une prise des connaissances, aborder les sujets les préoccupant et formuler les recommandations
  • A Dieulefit (dans la Drôme) : le samedi 29 juin 2013
    • Inauguration d’une stèle commémorative du génocide des Tutsi
    • Dépôt d'une plaque commémorative en hommage de Jean Carbonare

Programme de la demi-journée à Dieulefit

Nous comptons sur votre présence en grand nombre pour rendre hommage aux disparus. « Oublier, c’est disparaître »

Téléchargez le programme complet des commémorations en France en format PDF

Pour plus d'informations, votre contact e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 

Appel à la rencontre avec les rescapés

Les Associations Cauri et Ibuka-France

             .... souhaitent organiser cette année pour la première fois, une rencontre pour les rescapés du génocide des Tutsi en Dordogne, au Lieu-dit Trassalvas, Commune de Villac (Aquitaine) , le weekend du 15 et 16 juin 2013.

Soutenir les survivants, encourager le témoignage sont des objectifs communs aussi bien de CAURI que d' IBUKA.

L' idée d'organiser une rencontre pour les rescapés, avait été annoncée lors de l'AG d'Ibuka-France de 2012, en présence de la présidente de CAURI Adélaïde Mukantabana qui fait partie des membres fondateurs d'Ibuka-France et de Madame Yvane Boissarie membre de CAURI et d'IBUKA , elle a la générosité d'accueillir "l'ingando".

Les rescapés qui ont besoin de se retrouver, de se connaître, de partager, de porter ensemble le fardeau de la survie, d'affronter la difficulté à témoigner, de réfléchir sur d'autres thèmes concernant leur expérience, sont invités à faire partie de cette première session. Ils peuvent s'inscrire ou alors demander les informations sans tarder.

Nous pensons que cette rencontre nécessaire sera le début de beaucoup d'autres et deviendra une tradition annuelle.

Ceux qui le souhaitent peuvent s'inscrire au près de Mukantabana Adélaïde par téléphone ou par email.

Tél: 05 56 85 45 44

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Pétition:20 ans après: à quand une commémoration digne de ce nom pour les Tutsi du Rwanda

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, François Hollande

Monsieur le Président,

« Dans un an, en avril 2014, nous marquerons le vingtième anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda. Cet immense événement de la fin du XXe siècle au cours duquel périrent plus d'un million de personnes pour le simple fait d'être nées Tutsi, s'est déroulé sous le regard passif de la communauté internationale, alors même que cette dernière se drapait dans les incantations du "plus jamais ça". Au Rwanda, en ce printemps de 1994, les tueurs se sont appliqués à détruire les fondements culturels et moraux de toute une société, assassinant leurs coreligionnaires dans les églises, les maternités et les écoles ; allant jusqu'à traquer les membres de leur propre famille quand ces derniers étaient réputés s'inscrire dans une ascendance Tutsi.

De tels massacres répondaient bien à une logique d'extermination fondée sur une idéologie raciste, qui n'avait rien d'exotique. Contrairement aux clichés répandus à l'époque - et dont certains se font encore les échos aujourd'hui - il s'agissait d'un projet politique conçu, promu et mis en œuvre par l'élite intellectuelle du pays, formée dans les universités occidentales les plus prestigieuses. Un projet qui a donné toute la mesure de son aboutissement : en juillet 1994, le Rwanda est un charnier à ciel ouvert.

Vingt ans après, le temps du génocide n'a pas refermé son ultime parenthèse pour les survivants : tous vivent un deuil interminable. Si certains ont pu enterrer les leurs dignement après avoir extirpé leurs corps des lieux infamants où les tueurs les avaient jetés, beaucoup d'autres en revanche, ne sont toujours pas parvenus à réaliser ce rituel funéraire si important. Aujourd'hui au Rwanda les mémoriaux parsemant les collines et les quartiers viennent réinscrire la présence des disparus dans l'espace, contre l'effacement voulu par les bourreaux. La destruction radicale de toute trace d'existence marque la singularité d'un génocide : les victimes devaient disparaître du temps et de l'espace. C'est pourquoi, ériger des mémoriaux incarne une forme de résistance à cette utopie exterminatrice.

Cette lutte contre l'effacement ne doit pas demeurer cantonnée au Rwanda, ce crime étant dans son essence universelle. En Belgique, en Grande Bretagne, et dans bien d'autres pays, des monuments commémoratifs ont vu le jour, ces sociétés s'étant ainsi approprié la mémoire de cet événement. En France, plus qu'ailleurs, l'édification d'un tel monument revêtirait une dimension symbolique particulièrement forte dans la mesure où s'expriment dans notre pays, en parfaite bonne conscience, des discours de négation qui portent atteinte à la mémoire des victimes.

Depuis plusieurs années, les survivants se mobilisent afin de voir ériger un monument au cœur de la capitale française, Paris. Nos efforts sont demeurés vains face à l'absence de soutien manifestée par les pouvoirs publics.

Monsieur le Président, une année nous sépare d'avril 2014 : aurons-nous alors un monument à Paris où commémorer nos morts dans la solidarité de la nation française ?

Un appui de votre part viendrait concrétiser l'engagement que vous avez pris auprès d'Ibuka-France en juillet 2011 au Champ de Mars, lorsque vous vous étiez personnellement prononcé en faveur de l'édification d'un lieu en mémoire des victimes du génocide des Tutsi en signant notre pétition en ce sens »

Soutenez notre démarche en signant notre pétition

 

Colloque : Le génocide des Tutsi au Rwanda.1993: que savait-on un an avant ?

Le dimanche 26 mai 2013 

[Organisé par Ibuka-France et le Mémorial de la Shoah.] 

Le devoir de mémoire implique l’exigence de l’histoire. Aussi, la meilleure manière de préparer la vingtième commémoration de l’événement massif survenu en avril 1994 est de faire la lumière sur les années qui l’ont précédé. Cette journée montre que le génocide n’a pas été le fruit d’une fatalité mais qu’il a résulté d’un choix.
Des femmes et des hommes avaient, au risque de leur vie, tenté de résister mais se sont effondrés devant le mur de l’indifférence.

Pour le programme de la journée, cliquez ici

Pour plus d'informations et réservation  (entrée libre)

  • réservation de la matinée, cliquez ici
  • réservation de l'après-midi, cliquez ici
 

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