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Lettre de soutien au Maire de Chalette en réaction à un article du FN

Le 29 septembre, Ibuka France par le Président de la Cellule de Chalette a envoyé au Maire de Chalette une lettre de soutien en réaction à un article du FN paru dans le journal communal, ICI

Pour plus d'informations sur le site de la Cellule, cliquez ICI

à Monsieur Franck Demaumont, Maire de Chalette sur Loing

Monsieur le Maire,

Je lis avec stupéfaction, dans le "Place Commune de Chalette" (numéro d'Octobre 2016), en page 14, rubrique "Libre expression" les propos d'un/e élu/e au nom de son groupe politique. Je voudrais ici rappeler qu'en 1994, au Rwanda, a été perpétré un génocide ayant causé la mort de plus d'un million de personnes, enfants, femmes, hommes, vieillards, non pas pour ce qu'ils avaient fait, mais pour ce qu'ils étaient, des Tutsi. Ce génocide s'est accompagné des assassinats de tous ceux qui s'opposaient ou s'opposeraient à cette ignominie. Un génocide n'est pas une simple affaire interne d'état, c'est une idéologie: éliminer "l'autre" après que ce soient développées une stratégie de montée de haine, d'identification de bouc émissaire, une stratégie de banalisation de la stigmatisation et de la déshumanisation, une stratégie de normalisation du rejet de l'autre. La liste des génocides reconnus par les historiens, les Etats ou les Tribunaux internationaux est longue, et celui des Tutsi au Rwanda en 1994, été reconnu au plan juridique par des instances internationales dépendant de l'ONU. En France, le génocide est puni en tant que crime contre l'humanité. Il est imprescriptible. Depuis 2003, le 27 janvier de chaque année est déclarée en France, par l'Education Nationale, journée de la mémoire de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires, et doit être l'opportunité pour la communauté éducative d'engager une réflexion sur les génocides et crimes contre l'humanité En décembre 2003, l'Assemblée Générale de l'ONU a décidé de faire du 7 avril, la Journée Internationale de Réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda Le 16 juin 2006, à la demande du procureur, la chambre d'appel du Tribunal International pour le Rwanda à Arusha conclut que le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda est « un fait de notoriété publique », qui « fait partie de l'histoire mondiale ». En 2009, l'ONU proclame le 27 janvier, Journée Internationale de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’Humanité Le 14 mars 2014, la cour d'Assises de Paris considère que les événements survenus au Rwanda en 1994 caractérisent le crime contre l'humanité prévu et réprimé par le Code Pénal et de même considère que le crime de génocide défini par le Code Pénal a bien été commis au Rwanda entre avril et juillet 1994. Ces quelques exemples de décisions et déclarations montrent le caractère international de la réflexion et la prévention des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide. Il ne semble donc pas que ce soit "se mêler des affaires du Rwanda", que de mener des actions éducatives pour prévenir les génocides et crimes contre l'humanité, avec: - des actions d'information, de prévention et de mémoire s'intégrant dans la volonté de permettre un plus et un mieux de Vivre Ensemble, - des actions d'information et de lutte contre l'impunité pour que les penseurs des génocides, coupables et exécutants, et complices soient justement jugés dans le monde, - des actions de soutien et réconfort des milliers de rescapés encore en souffrance physique et morale. Notre association Ibuka France, dédiée à la Mémoire du génocide des Tutsi et au soutien des rescapés est apolitique, est reconnue d'intérêt général et est exclusivement axée sur les faits et conséquences du génocide de 1994. C'est à ce niveau, et uniquement à ce niveau, en total respect des textes nationaux et internationaux que la municipalité de Chalette, comme nombre d'autres municipalités soutiennent les activités d'associations tournées vers le respect de l'autre, la lutte contre la discrimination et le rejet de l'autre.

En vous remerciant de tout l'appui apporté depuis tant d'années, je me devais aujourd'hui de réagir et vous soutenir, Mr le Maire, vos adjoints et conseillers face à ces propos.

Veuillez recevoir nos meilleures salutations,

Bernard PATUREAU

Président Cellule Locale

 

Assemblée Générale annuelle d'Ibuka France le 4 Février 2017

Vous êtes convoqué(e) à l'Assemblée Générale annuelle ordinaire de votre association Ibuka France qui se tiendra le Samedi 4 Février 2017 de 14h00 à 18h00 à l'adresse: Maison des Associations,  38, Bd Henri IV, 75004 Paris (Entrée au 3, rue des Lesdiguières ) Métro : Bastille

L'ordre du jour vous sera communiqué ultérieurement.

Rappel: Pour le bon déroulement des activités de votre association, nous vous demandons, à l’occasion de cette Assemblée générale annuelle, de vous acquitter, si vous ne l’avez pas encore fait, de votre cotisation de l’année 2016 et d’en faire autant pour 2017 d’un montant de 20 Euros par chèque à l’ordre d’Ibuka France et l'envoyer à l’adresse : Maison des Associations, 23 rue Greneta, 75002 PARIS

ou par virement bancaire dont voici ci-dessous le Relevé d’Identité Bancaire /International Bank:

Code banque 

Code guichet 

N° de compte 

Clé RIB 

30004

00363 

00010075669 

 77

|BAN : FR76 3000 4003 6300 0100 7566 977

BIC(Bank Identification Code): BNPAFRPPBBT

Nous comptons sur votre présence et soutien

 

A vos agendas (mis à jour régulièrement au fur et à mesure)

 Janvier 2016

  • le 27 janvier, journée internationale de la mémoire des génocides et la prévention des crimes contre l’humanité, Ibuka France a honoré cette journée en déposant des gerbes des fleurs autour des stèles commémoratives du génocide des Tutsi: à Paris au Père Lachaise, à Cluny, à Toulouse, et à Chalette
  •  En outre, à Paris, le Président d’Ibuka France était intervenu à l’UNESCO sur le thème « Une histoire de génocide et de discours de haine » et invité au Mémorial de la Shoah 

Février 2016

  • le 1er février : Intervention sur le génocide des Tutsi au Rwanda au Lycée Galilée de Gennevilliers dans le 92. Dans le cadre de sa campagne « Génocide contre les Tutsis : la vérité, maintenant ! », l’EGAM et ses partenaires réalisent des conférences auprès de publics variés intéressés par la lutte contre le racisme et le négationnisme. L’intervention réalisée auprès des lycéens de Première ES du Lycée Galilée de Gennevilliers s’inscrit dans cette perspective. Elle a permis à ces élèves de rencontrer, dans le prolongement de leur parcours scolaire, des acteurs impliqués dans la reconnaissance du génocide perpétré contre les Tutsis afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Etaient ainsi présents : Benjamin Abtan, Président de l’EGAM ; Alain Ngirinshuti, Vice-président d’Ibuka France et Patrick de Saint-Exupéry, journaliste et écrivain. Cette rencontre, a suscité un grand intérêt auprès des lycéens. Elle a permis d’aborder diverses dimensions du génocide et a donné lieu à un temps final de questions-réponses très dynamique. Les jeunes auditeurs ont ainsi eu l’opportunité de clarifier la notion de génocide et les différentes étapes du processus génocidaire au Rwanda dans un premier temps animé par Paul Morin, Directeur Exécutif de l’EGAM et Benjamin Abtan. Le visionnage d’un court film (https://www.youtube.com/watch?v=z_0_bT8mwd0) présentant les actions de l’EGAM menées dans le cadre de la campagne « Génocide contre les Tutsis : la vérité, maintenant ! » leur a également révélé des difficultés liées à sa reconnaissance par la France, ainsi que l’engagement de la jeunesse européenne et l’importance de commémorer, vingt ans après, la mémoire des victimes. Patrick de Saint-Exupéry – journaliste, témoin du génocide et auteur d’un ouvrage sur le rôle de la France au Rwanda – a ensuite abordé les réticences du gouvernement français à qualifier le génocide de « génocide contre les Tutsi du Rwanda » et non de « génocides rwandais ». Elément confirmant la difficulté à parler d’un génocide après les exactions et la facilité qu’il peut y avoir à le minimiser, voire à le nier. Enfin, le témoignage très personnel d’Alain Ngirinshuti, rescapé du génocide et âgé de quinze ans en 1994, a ouvert les jeunes lycéens à l’horreur même du génocide, issu d’une logique de haine sociale construite sur plusieurs années. Un génocide recourant à cette même société pour mettre en place une implacable machine déshumanisée et déshumanisante capable de tuer 800 000 personnes en trois mois. Un ratio d’extermination effroyable pour un génocide indubitablement « moderne ». Pour plus d’info : http://www.egam.eu/intervention-sur-le-genocide-des-tutsis-au-rwanda-au-lycee-galilee-de-gennevilliers/
  • le 4 février : A la demande du Mémorial de la Shoah, Marcel Kabanda, Président d'Ibuka France, est intervenu dans le cadre de la formation des enseignants de l'Académie de Toulouse, sur les origines historiques du génocide des Tutsi, et notamment sur l'impact de l'idéologie hamitique dans la déchirure identitaire de la société rwandaise. Le public : une soixantaine d'enseignants des collèges et lycées. 
  • le 11 février : 1- Le soir, Ibuka France, représentée par Alain Ngirinshuti et Emmanuel Rugema, s’est jointe à l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) ainsi qu’aux partenaires SOS Racisme et la Mairie du 11ème Arrondissement de Paris pour commémorer le dixième anniversaire de l'assassinat du jeune Ilan Halimi à la Mairie du 11ème au 12 place Léon Blum. Cette commémoration a été suivie par une réflexion contre l'antisémitisme. Aussi, cette soirée a été l'occasion de dévoiler les résultats d'un sondage inédit sur les préjugés antisémites et d'en faire l'analyse avec des experts et de nombreuses personnalités. 
    • 2- Au même moment, le FIFDH a présenté le film "Mémoires partagées" (66 mn), le documentaire d'Ygal Egry, sur le travail de mémoire au Rwanda au génocide des Tutsi de 1994. Ce documentaire avait remporté le prix lycéen du FIFDH de Guadeloupe 2015. Ce film a été suivi par un débat animé le réalisateur Ygal Egry et Marcel Kabanda, historien et Président d'Ibuka France. 
  • le 17 février : A 19h00: Projection du film « Hate Radio » de Milo Rau, film qui évoque la radio des mille collines qui a incité au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 organisée par l’Observatoire de la Diversité Culturelle (ODC) basé aux Lilas (93). 

Cette projection sera suivie d’un débat avec Bernard Coly, Jean-François Dupaquier et Marcel Kabanda.

 

Opération Collecte de Fonds 2016

Avec d'autres associations parisiennes, Ibuka France participe les 7, 8 et 9 octobre prochains à la 4ème édition de l'opération « carte MicroDon », organisée par MicroDon, une entreprise solidaire, en partenariat avec le Crédit Municipal de Paris, la fondation MACIF, Monoprix, Franprix, Passerelles & Compétences, avec le soutien de la Mairie de Paris. Nous serons présents au magasin Franprix situé au 68 rue de Cléry, 75002 Paris, point de vente partenaire de l'opération qui a accepté de nous accueillir.

Les horaires du Magasin sont pour :

  • le vendredi 7 octobre: de 9h à 21h00
  • le samedi 8 octobre: de 9h à 21h00
  • le dimanche 9 octobre: de 9h à 13h00

Pendant ces trois jours, des bénévoles d'Ibuka France animeront ce magasin. En guise de carte de don et de présentation, ils seront munis d'un Flyer d'information sur le projet Education. 100% des dons seront reversés aux associations participant à l'opération. La part de chacune sera calculée en fonction du nombre de clients qui l'auront plébiscitée en présentant sa carte de don au moment de passer à la caisse. Il va de soi que le vote des clients dépendra à la fois de la pertinence du projet et de la qualité de l'animation.

Vous voudrez bien trouver notre Flyer, ICI, et nous espérons vous retrouver nombreux les 7, 8 et 9 octobre 2016.

En plus du don en caisse habituel , vous avez la possibilité de faire un don en ligne sur notre page personnalisée, ICI
Le don en ligne est ouvert dès aujourd'hui et jusqu'au 16 octobre. Les dons seront ensuite intégralement reversés à Ibuka France par virement à J+60, en même temps que les dons en caisse, via le fonds de dotation Le Réflexe Solidaire.

 

Justice: Communiqué de presse d'Ibuka Europe

Le Parlement ternit la démocratie Néerlandaise en protégeant les suspects de génocide commis contre les Tutsi. 

Les membres d’Ibuka Europe, un Collectif regroupant les associations des survivants du génocide des Tutsi (Ibuka Hollande, Ibuka Belgique, Ibuka France, Ibuka Italie et Ibuka Suisse) étaient réunis en assemblée générale les 24 et 25 septembre 2016 à Amsterdam.

« Alors que nous nous penchions, notamment sur la question des présumés génocidaires qui se retrouvent en Europe en toute impunité, nous avons appris avec indignation que le Parlement néerlandais avait demandé au ministère néerlandais de la Justice de suspendre l’extradition vers le Rwanda de deux suspects du génocide perpétré contre les Tutsi qui résident aux Pays-Bas. En effet, dans la procédure d’extradition visant Jean Baptiste Mugimba et Jean Claude Iyamuremye, toutes les voies de recours judiciaires ont été épuisées. Tous les tribunaux néerlandais jusqu’ à la Cour suprême ainsi que la Cour Européenne des droits de l’Homme se sont prononcés en faveur de l’extradition de ces deux présumés génocidaires. Ibuka Europe est surprise et déçue par cette manœuvre qui constitue une tentative de violer l’indépendance de la justice par le pouvoir législatif. L’image du système judiciaire néerlandais serait souillée par cela. Le royaume des Pays-Bas est l’une des démocraties les plus exemplaires dans le monde et nous trouvons inacceptable que le Parlement puisse tenter d’interférer et obstruer le système judiciaire. Pour les survivants du génocide des Tutsis, en particulier ceux qui vivent en Europe, il serait inconcevable que le ministre néerlandais de la justice considère cette motion et suspende l’extradition. La non exécution d’une extradition qui est ordonnée et confirmée par tous les tribunaux néerlandais et la Cour Européenne de droit de l’Homme, ternirait l’image de la démocratie néerlandaise et signifierait que les Pays-Bas sont un havre de paix pour les suspects du génocide contre les Tutsis. Nous rappelons que le Tribunal Pénal international pour le Rwanda ainsi que d’autres grandes démocraties, comme la Norvège, la Suède, le Canada, Etats-Unis etc., extradent vers le Rwanda. Il n’y a aucune raison qui vaille pour que les Pays-Bas n’en fassent pas autant. Ibuka Europe, demandons au ministre néerlandais de la Justice de ne pas prendre cette recommandation parlementaire en considération et de respecter la décision de justice ». 

communiqué de presse paru au journal Igihe, ce 28-09-2016.

 

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